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Origine du nom de la commune Il faut envisager plusieurs étymologies.
Le mot soul , qui forme la première syllabe de Soulac signifie paille en celtique.
Du temps du poète Ausone, au IVème siècle, les maisons de ce pays étaient couverte de paille. Même la somptueuse villa Domnoteus , résidence de Théon (riche gallo-romain ami d'Ausone), était couverte de roseaux comme toutes les maisons de Soulac de l'époque.
Une seconde étymologie proche de la légende de sainte Véronique fait allusion au mot Solumbac , le lait de
la Sainte Vierge. Il s'agirait d'une relique placée par sainte Véronique dans une chapelle située peut-être à Soulac. Il est certain que l'on vénère toujours à Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres un autel de sainteVéronique sur lequel on prêtait serment pour attester la vérité des faits de quelque importance.
C'est peut-être enfin du mot basque soloac , ville de la plaine, que Soulac tire son origine.
Soulac, sans doute l'ancien Noviamagus gallo-romain englouti par l'océan vers l'an 580, était une ville considérable du temps de la domination romaine. Son port, fréquenté par tous les Aquitains, Santons, Bituriges, Médulés..., recevait des marchandises précieuses d'Angleterre et de Phénicie. (On a trouvé en 1740 sur le territoire de la commune un trésor composé d'une grande quantité de monnaies et de médailles romaines d'argent.)
Aux IIIe et IV siècles, une voie romaine, dite La Lébade, conduisant de Bordeaux au Pas-de-Grave, traversait Soulac. En 418, Soulac fut sans doute occupée par les Wisigoths, puis, dès 507, par les Francs.
Vers le VIè siècle, la cité romaine disparut sous l'océan.
Aujourd'hui, par très beau temps, et lors d'une marée très basse, on peut reconnaître des pierres et des pans de muraille écroulés, qui sont sans doute l'enceinte de cette antique cité de Noviamagus.
L'édification de la basilique est entreprise aux environs de 1080 par les moines de l'abbaye Sainte-Croix. Puis vient la longue période d'occupation anglaise. En 1422,Talbot débarque à Soulac avec une partie de ses troupes, qui seront défaites l'année suivante à Castillon.
Les années passent, la ville est de nouveau florissante. Louis XI vient y faire ses dévotions à Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres. (Dans l'Antiquité, Soulac était considéré comme l'extrémité de la terre par des peuples qui croyaient que la terre était plate).
Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, venus d'Angleterre, de Bretagne ou de Normandie, s'arrêtent à Soulac et s'y reposent. Malheureusement les sables envahissent le port et la ville, et, en 1744, les familles restantes se regroupent au Jeune-Soulac, abandonnant la basilique recouverte par les sables. Le dégagement de cette basilique est terminée en 1865.
Le site rénové devient rapidement une station balnéaire très fréquentée par les parisiens. Le poète Fernand Laffargue en sera le chantre. De 1919 à 1940, Georges Mandel, l'homme d'Etat, est député-maire de Soulac avant d'être assassiné en 1944.
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